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Unifor se réjouit du revirement de Verizon et demande l'élaboration d'une stratégie industrielle des télécommunications

Le mardi 3 septembre 2013

« Je crois que ni Verizon ni le gouvernement n'avaient prévu ce niveau d'opposition aux enchères de spectre potentielles. Tout ce que je sais, c'est que nous avons réussi à envoyer un message sans équivoque », affirme M. Dias. « Les Canadiens ont leur mot à dire dans le cadre de décisions aussi importantes. »

Unifor se réjouit du revirement de Verizon et demande l'élaboration d'une stratégie industrielle des télécommunications

TORONTO, le 3 sept. 2013 /CNW/ - Unifor, syndicat canadien nouvellement créé, applaudit le brusque virage à 180 degrés opéré par la société américaine Verizon Telecommunications, qui a décidé de ne pas s'immiscer sur le marché du sans-fil au Canada. 

Jerry Dias, président national d'Unifor, a déclaré que ce revirement de Verizon est probablement dû à la résistance des syndicats, des entreprises et des défenseurs de la vie privée canadiens à la tentative d'implantation de Verizon auCanada. 

« Je crois que ni Verizon ni le gouvernement n'avaient prévu ce niveau d'opposition aux enchères de spectre potentielles. Tout ce que je sais, c'est que nous avons réussi à envoyer un message sans équivoque », affirme M. Dias. « Les Canadiens ont leur mot à dire dans le cadre de décisions aussi importantes. »

« L'allégeance à la dérèglementation et à l'économie de marché débridée affichée par le premier ministre ne doit jamais menacer les emplois, la culture ou la sécurité nationale du pays », poursuit M. Dias. 

M. Dias a aussi averti tout nouveau candidat cherchant à profiter injustement de la technologie construite par et pour les Canadiens sans s'engager clairement à créer des emplois rencontrera encore plus de résistance que Verizon. « Unifor redoublera d'efforts contre le prochain nouveau venu qui voit le Canada comme un comptoir à rabais. »

Par ailleurs, M. Dias a laissé entendre que même si le syndicat est ravi de l'issue de ce dossier, Verizon ne constitue pas l'ensemble du problème. « Nous sommes confrontés à une absence flagrante de stratégie industrielle en ce qui concerne nos télécommunications nationales, cette infrastructure essentielle que nous lie d'un océan à l'autre », rappelle M. Dias. 

« À une époque où la technologie et les communications jouent un rôle de plus en plus important, il est essentiel que le gouvernement fédéral développe une stratégie industrielle claire et globale en ce qui concerne les télécommunications afin que les Canadiens n'aient pas à se poser de questions sur ce qui pousse l'une ou l'autre entreprise à vouloir pénétrer ce marché. » Selon M. Dias, cette stratégie devrait être élaborée en tenant compte des intérêts de toutes les parties prenantes, soit le gouvernement, les entreprises et les travailleurs.

Il a aussi promis que le syndicat continuerait à faire pression en faveur d'une stratégie des télécommunications claire et globale qui tiendrait compte des intérêts des travailleurs et des consommateurs canadiens et qui prévoit une meilleure réglementation protégeant les consommateurs de même que l'attribution d'une partie du spectre à des utilisations d'intérêt public.

Des milliers de membres d'Unifor se sont rassemblés à Toronto le vendredi 30 août pour demander que l'offre de Verizon soit rejetée et que les emplois au Canada soient protégés. 

Unifor compte plus de 300 000 membres actifs dans 20 secteurs économiques différents, dont plus de 35 000 travailleurs du secteur des télécommunications. Le syndicat Unifor a été formé le 31 août 2013 par la fusion des Travailleurs canadiens de l'automobile (TAC) et du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP). 

SOURCE Unifor

 Renseignements :

Shannon Devine, directrice des communications, 416-302-1699 (cell.).

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