AccueilFlèche ActualitésFlècheTransportFlècheL'ANCAI salue la position du premier ministre Legault sur l'embauche des travailleurs locaux

L'ANCAI salue la position du premier ministre Legault sur l'embauche des travailleurs locaux

Le mardi 27 août 2019

L'Association nationale des camionneurs artisans inc. (ANCAI), regroupant 5 000 membres, partage la position du premier ministre François Legault, qui désire maintenir les clauses d'emploi local. Selon l'ANCAI, ces clauses sont essentielles pour assurer les retombées locales, là où l'État québécois investit. De plus, elles empêchent le copinage.

L'ANCAI salue la position du premier ministre Legault sur l'embauche des travailleurs locaux

Le premier ministre François Legault qualifie de surprenante la décision du Tribunal administratif du travail d'invalider la règle qui donne priorité aux travailleurs domiciliés dans la région où le chantier est réalisé. De passage à Sept-Îles, le 16 août dernier, Monsieur Legault déclarait :

« Je pense qu'il est souhaitable qu'on commence toujours par utiliser les employés qui habitent [dans la région donnée], ajoute-t-il. Il n'y a personne qui aime le fly-in fly-out. On est mieux d'avoir les gens qui sont là de façon permanente. »

La position du premier ministre démontre son souci du développement régional et des retombées économiques locales. Les clauses d'embauche locales permettent de maintenir une main-d'œuvre qualifiée dans les régions tout en assurant la relève.

L'encadrement du transport en vrac dans les marchés publics vise les mêmes objectifs : assurer la permanence et la transparence des services sur tout le territoire du Québec et garantir les retombées locales des investissements gouvernementaux.

Les camionneurs membres de l'ANCAI, qui sont soumis à des règles strictes et à la supervision disciplinaire et économique de la Commission des transports du Québec, sont eux-mêmes aux prises, depuis 2012, avec la présence de transporteurs non régis économiquement. C'est à la suite d'une décision administrative du ministère des Transports en 2012 que 50 pour cent du transport en vrac a été libéralisé, lors de l'exécution de contrats dans les chantiers publics. Cette décision injustifiée, qui va à l'encontre de l'intérêt public, crée un grave préjudice aux retombées économiques locales. En effet, elle permet aux entrepreneurs d'utiliser tout camionneur non régi économiquement et de toute provenance, sans tenir compte du lieu où s'effectuent les travaux. À de multiples reprises, les dirigeants de l'ANCAI tentent en vain de faire corriger cette erreur historique du ministère.

C'est au nom de l'intérêt public et de l'intégrité des dépenses en transport en vrac dans les chantiers de construction que l'ANCAI recommande au ministre des Transports d'apporter les correctifs nécessaires le plus rapidement possible à la décision prise en 2012, de libéraliser la moitié du transport en vrac dans les marchés publics.

L'Association nationale des camionneurs artisans inc. (ANCAI) a été fondée en 1966. Elle regroupe 5 000 camionneurs artisans et petites entreprises de camionnage effectuant du transport en vrac. Les membres se spécialisent dans le transport de sable, de terre, de gravier, de pierre, de béton non transporté par camion muni d'une bétonnière, de béton bitumineux y compris l'asphalte plané et l'asphalte recyclable et non recyclable, de matériaux résultant d'une démolition de route, de neige et de glace, de sel destiné à l'entretien des routes. Ces transporteurs de matériaux en vrac sont abonnés à l'un des 73 postes de courtage à but non lucratif locaux, membre du réseau de l'ANCAI. Chacun de ses organismes de courtage est supervisé par la Commission des transports du Québec. 

Aimez-vous cette nouvelle?