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L’APDQ: L’Association à l’origine du dépannage civilisé et sécuritaire

Le jeudi 31 mars 2016

Des forces divisées ne parviennent jamais  à s’imposer. Les voix pourront s’élever, mais pour être aussitôt dispersées aux quatre vents sans avoir eu ne serait-ce qu’un semblant d’écoute. C’est en raison de ce constat que six propriétaires d’entreprises de dépannage se réunissent  un jour de 1994 et décident de former une association. Chacun allonge cent dollars sur la table et voilà que naît l’Association des professionnels du dépannage du Québec (APDQ).

 

Cette entrevue est une présentation d'ARMURE AGENCE NUMÉRIQUE


L’APDQ: L’Association à l’origine du dépannage civilisé et sécuritaire

Dès lors, l’ensemble des compagnies de dépannage se dote d’une voix;  d’une seule voix, mais qui a une  longue portée… jusque dans les officines des gouvernements. L’Association est présente auprès de plusieurs tables de concertation : Ministère des transports, Sûreté du Québec, CSST, SAAQ et Bureau du taxi/remorquage.

Si avant cette révolution la division régnait, et que les besoins des compagnies s’en trouvaient souvent ignorés, ou dans le meilleur des cas, inscrits dans un mémoire sans lendemain, voilà qu’un nouvel ordre était établi.

Au fil des ans, d’autres entreprises de dépannage joignent les rangs de l’association si bien qu’aujourd’hui, l’Association des professionnels du dépannage du Québec regroupe 385 compagnies. 

Secteurs protégés

L’un des premiers dossiers sur lesquels s’est penchée  l’APDQ fut l’établissement des secteurs d’activités et de frais préétablis. Avant l’arrivée de l’Association, l’industrie du dépannage qui compte entre 15 000 et 18 000 travailleurs, vivait carrément dans l’anarchie. Tout le monde remorquait n’importe qui, n’importe où. Cette situation a donné lieu à de sérieuses  prises de bec entre membres de la confrérie.

«Depuis l’établissement des secteurs protégés et d’une grille tarifaire, explique le président de l’association, Réjean Breton, ces conflits sont inexistants et la population est davantage protégée. En plus de ça, il est plus facile maintenant pour une compagnie de planifier son service, comme le nombre de dépanneuses requis et leur emplacement.»

L’APDQ a travaillé énormément aussi  sur  l’application de nouvelles règles et  mesures de sécurité. Il en a résulté une importante modification dans les méthodes d’opération. 

L’établissement du  corridor obligatoire de sécurité en est un bel exemple. Les représentations de l’Association ont fait inclure, dans ce corridor de sécurité obligatoire, les dépanneuses. « Et nous sommes la seule province au Canada où les dépanneuses sont insérées dans la réglementation, » précise M. Breton.

Rétention d’un véhicule

Un dossier maintenant que l’Association aimerait bien régler, c’est celui de la rétention de véhicule (fourrière). Très souvent un service de police demande à une compagnie de retirer un véhicule de la route et de le mettre à la fourrière.  «Mais le problème, indique le président, c’est que trop souvent aussi, on ne nous paye pas, ni pour le remorquage, ni pour l’entreposage. Même le propriétaire du véhicule refuse souvent de payer et  ne réclame pas  son véhicule parce que les frais sont plus élevés que sa valeur.»

La compagnie ne peut se faire justice elle-même et doit demander l’intervention du tribunal si elle veut disposer du véhicule. Encore des frais…

«Vous savez, le nombre de refus de payer représente de 35 % à 40 % des voitures en rétention, soit de 25 000 à 30 000 par année. Uniquement sur l’île de Montréal, c’est 10 000. Ça représente un bon montant quand on sait que les frais d’un remorquage sont de 95 $ à 125 $ et de l’entreposage de 30 $ par jour, » indique M. Breton.

L’association demande donc que les frais de remorquage et d’entreposage effectués à la demande d’un corps policier soient automatiquement chargés au propriétaire du véhicule et qu’advenant un refus de payer ce dernier ne pourrait renouveler son permis ou son immatriculation.

Et avec les taxis

Un autre point qui agace royalement les compagnies de dépannage : les taxis dépanneurs. Ces derniers offrent un service de dépannage de base : survoltage, déverrouillage de portière et livraison d’essence.

«Le dépannage, c’est notre industrie. Les compagnies de dépannage payent des milliers de dollars pour un permis pour leur commerce, pour chaque dépanneuse et pour les opérateurs, donc, les taxis n’ont pas à faire notre travail. Est-ce qu’on transporte des gens nous,» questionne Réjean Breton.

On s’étonne alors que les compagnies de dépannage sur l’île de Montréal fassent partie du Bureau du taxi. Il faut remonter jusqu’en 1998 pour comprendre la situation. À l’époque, c’était la course folle en pleine ville entre les dépanneuses pour se rendre sur le site d’un véhicule en détresse. Il a fallu un organisme afin d’encadrer efficacement et sécuritairement les opérations.  Mais voilà qu’aujourd’hui, à toute fin pratique, l’encadrement ne se limite qu’aux frais que l’on peut exiger.

Un 21e congrès

Voilà donc des sujets qui susciteront assurément de vives discussions lors du 21e congrès de l’Association des professionnels du dépannage du Québec et du Salon national du dépannage routier. L’événement aura lieu du 1er au 3 octobre au Centrexpo de Drumondville. À noter que  le Salon sera ouvert au grand public le samedi 3 octobre dès 10h.

«C’est le plus gros congrès en dépannage au Canada,» souligne le président Réjean Breton qui mentionne de plus que des gens viennent même de l’extérieur du Québec pour y assister. Les participants y trouvent de la formation et une quantité d’informations grâce, entre autres, à la quarantaine de fournisseurs présents qui viennent du monde des assurances, informatique et logiciels, fabrication de dépanneuse et d’accessoires diverses. « Notre événement permet aux compagnies de remorquage de faire du réseautage et d’échanger sur des sujets d’intérêt commun. Il se crée une belle atmosphère de partenariat», conclut Réjean Breton.

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