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Dans la série LES GRANDS CONSTRUCTEURS D’ICI : Michel Tremblay

Le lundi 23 décembre 2019

On connaît peu les grands constructeurs du Québec.  Nous corrigeons cette lacune en vous proposant une série de textes soulignant les mérites et les réalisations de quelques-uns des plus importants d’entre eux.

Dans la série LES GRANDS CONSTRUCTEURS D’ICI : Michel Tremblay

Le diplomate

 

Par Gilles Ouellet

 

Courtois, affable, toujours de bonne humeur et de compagnie agréable, apprécié par ses fournisseurs, estimé par ses employés, Michel Tremblay aurait pu être un diplomate de carrière si le hasard ne l’avait pas orienté vers l’immobilier.  Grâce à ses qualités humaines, il est parvenu à rassembler autour de lui une équipe fidèle et dévouée, ce qui lui a permis de créer l’une des plus grandes entreprises de construction résidentielle du Québec.  En plus d’être réputée pour la qualité de ses produits, Voyer & Tremblay est reconnue pour ses capacités d’innovation et la satisfaction de sa clientèle.  Malgré tous ses succès, Michel est demeuré très humble, ce qui le rend encore plus admirable.

 

G.O.  – Comment avez-vous débuté en affaires ? 

M. T. J’ai une formation d’enseignant et après mes études, j’ai été engagé comme professeur dans une école de Rimouski.  Mais les conditions d’emploi ne me plaisaient pas.  Alors, j’ai cherché ailleurs et je me suis retrouvé chez Household Finance.  J’ai commencé au bas de l’échelle, comme analyste des demandes de crédit.  Un peu plus tard, j’ai été nommé assistant-directeur de succursale à Campbellton, au Nouveau-Brunswick.  C’est là que j’ai appris l’anglais.

 

G. O.  – Mais qu’est-ce qui vous a attiré vers l’immobilier ? 

M. T. J’ai continué de grimper les échelons chez Household et un jour j’ai été nommé directeur de la succursale de la rue Masson, à Montréal.  Une de mes responsabilités consistait à convaincre les concessionnaires d’automobiles, les marchands de meubles et les propriétaires de commerces d’utiliser nos services financiers.  J’ai pu constater que j’étais un assez bon vendeur.  Parallèlement, un de mes beaux-frères, René Voyer, construisait des maisons à Laval.  Un jour, il m’a demandé si je voulais en vendre pour lui pendant les fins de semaine.  J’ai dit oui et j’ai vite constaté que je faisais plus d’argent en deux jours que durant toute la semaine à mon emploi régulier.

 

G. O.  – Laissez-moi deviner.  Vous avez quitté Household pour travailler pour votre beau-frère ! 

M. T. Exactement.  Mais je n’étais pas seulement vendeur.  Il faut dire que j’ai toujours eu le goût de la construction.  À 12 ans, j’aidais mon père à bâtir son chalet.  Dans mes temps libres, j’aimais bricoler.  Cela m’a servi car ma première maison, à Laval, je l’ai construite de mes propres mains.  Mais pour mon beau-frère, en plus de vendre pour lui, je corrigeais les plans de construction, je surveillais les chantiers, je faisais tout ce que je pouvais pour améliorer la compagnie.  Puis un jour, eh bien, il m’a offert de m’associer avec lui.

 

G. O.  – C’est donc ainsi qu’est né Voyer & Tremblay ? 

M. T.  Eh oui.  Nous avons été associés pendant 17 ans.  Mais je suis un entrepreneur dans l’âme et j’ai toujours voulu voler de mes propres ailes, être mon propre patron.  Alors, quand l’occasion s’est présentée, j’ai racheté les parts de mon partenaire.  Cela m’a permis de conserver le nom Voyer & Tremblay, qui jouissait déjà à cette époque d’une excellente réputation.

 

G. O.  – Bonne décision.  Mais ensuite, qu’avez-vous fait ? 

M. T. – Être aux commandes m’a donné l’opportunité de réaliser un rêve que je caressais depuis un bon bout de temps : construire des projets intégrés, des milieux de vie, des quartiers entiers.  Le premier qui portait ma signature a été Les Mansardes, à Sainte-Thérèse, un ensemble de condos à architecture contrôlée.  Par la suite, j’ai construit les Rives du Versant à Saint-Jérôme, un quartier intégré avec des maisons de style Nouvelle-Angleterre situé sur les rives d’un plan d’eau.  Cela a été un succès sur toute la ligne.  J’ai même bâti ma maison personnelle à cet endroit.  Par la suite, j’ai développé des projets à Vaudreuil, à Laval, à Mascouche, à Blainville… En 20 ans, j’ai dû bâtir plus de 4 000 maisons dans une douzaine de villes différentes.  

 

G. O.  – Et d’après vous, qu’est-ce qui fait le succès de Voyer & Tremblay ? 

M. T. Sans contredit la qualité.  Nous avons déjà reçu la mention « Palme Diamant », la plus haute distinction accordée par l’APCHQ dans le domaine de la construction résidentielle.  En 2013, nous avons remporté le trophée Domus du projet résidentiel de l’année pour la qualité du Quartier Montmartre.  Depuis 2007, nous avons remporté 9 trophées et nous avons été finalistes dans 13 concours différents.

 

G. O. – Ceci dit, quelle est votre plus belle réalisation ?

M. T. Certainement le Quartier Montmartre à Saint-Jérôme, un projet intégré à architecture contrôlée, avec un grand bassin à l’entrée et des installations collectives comme une piscine et un centre sportif.  À cet endroit, l’atmosphère est tellement agréable que des promoteurs sont venus d’Europe pour le visiter et s’en inspirer.  Selon moi, il est représentatif de l’environnement domiciliaire de l’avenir. 

 

G. O.  – Et sur le plan personnel, de quoi êtes-vous le plus fier ?

M. T. – Mes deux enfants, Jean-Sébastien et ma fille Kim, comblent toutes mes espérances.  Jean-Sébastien a travaillé avec moi pendant des années et aujourd’hui, il est secrétaire de l’APCHQ.  Il vient de s’associer avec un autre constructeur pour démarrer une nouvelle compagnie appelée TREMÄ. Selon moi, il va aller loin, très loin.  Quant à ma fille Kim, elle a suivi des cours de droit et est spécialisée en marketing.  De quoi être fier !

 

G. O.  – Pour terminer, quels sont vos projets d’avenir ? 

M. T. Ha ha !  À mon âge, j’ai moins d’ambitions qu’à 20 ans mais j’ai réalisé un autre vieux rêve : j’ai acheté une terre et j’ai construit une grande écurie.  Je m’occupe de chevaux.  En plus des miens, j’en prends d’autres en pension.  Cela me garde en forme.  Après la construction, c’est ma nouvelle passion.

 

Gilles Ouellet est président du Groupe Solutions, Marketing immobilier inc.  L’entreprise est reconnue pour la profondeur et l’exactitude de ses études de marché.  Notamment, ce sont les seules à tenir compte des facteurs irrationnels, aussi importants que les critères objectifs dans le choix d’une future habitation.

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