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Le mirage en affaires ou quand c’est trop beau pour être vrai

Le vendredi 6 décembre 2019

En immobilier comme dans la vie, quand c’est trop beau pour être vrai… Ce n’est pas vrai !

Le mirage en affaires ou quand c’est trop beau pour être vrai

On le sait et François Lambert que j’ai interviewé récemment s’est habilement exprimé à ce sujet en personne et dans son livre: entreprendre n’est pas facile.

Vous qui me lisez en savez quelque chose. Quand on compare la lourdeur administrative d’ici avec ce qui se fait en général ailleurs sur la planète, on peut se féliciter d’être si nombreux à tenter notre chance de lancer un projet et surtout, de le terminer. Toutes les aventures ne se terminent dans la gloire. Mais l’important c’est d’apprendre de nos faux pas afin de faire mieux la prochaine fois.

«À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire». «Ce qui est facile n’est pas payant». « Quand tu fais la même chose que tout le monde, n’espère pas avoir des résultats différents».

Il y a les pionniers et les gens qui emboîtent le pas. Il y a les pilotes d’essai (qui risquent leur vie) et les conducteurs pépères. Ceux qui restent sur le banc et les autres qui vont à la guerre en sautant sur la glace. Il y a les prudents et ceux qui vont pour le «big dirty» légal. 

Et entre les 2, il y a ceux et celles qui tentent leur chance, étudient brièvement la situation et décident de se lancer à corps perdu dans une aventure d’affaires sur la simple foi de l’opportunité qui leur a été présentée. 

J’appelle ça «le mirage en affaires». Une offre qui paraît séduisante peut se retourner contre celui ou celle qui l’accepte, surtout si son auteur n’est pas porté par de nobles intentions. Ainsi, à la manière du chant des sirènes qui attirait les marins jusqu’à tomber en bas de leurs bateaux (et se noyer bien entendu...), le monde des affaires est rempli de sirènes.

Le mirage est un phénomène optique résultant de la déviation de la lumière. En bref, l’objet existe mais se trouve ailleurs que dans la direction où l’on regarde.

Il y a eu le mirage du cannabis: nous avons été approchés pour fonder une société de production et de vente. Après une rigoureuse analyse et avoir rencontré la faune qui gravitait autour de cette industrie, notre décision fut de rejeter la proposition. En effet, les initiés avaient déjà été choisis par le fédéral et les miettes restantes n’étaient pas intéressantes.

D’autre part, on se rappellera le mirage de la bulle boursière des entreprises de télécoms dans les années 1990.  Le prix des actions montait en flèche, dopé par les rumeurs de profits futurs, les vedettes de cette époque sont disparues de la scène financière depuis longtemps, emportant avec elles des milliards de dollars en capitalisations boursières et causant des dommages importants à des millions d’investisseurs boursiers. Si on avait gardé le focus sur les résultats et non sur le potentiel de profit, la bulle ne se serait peut-être pas créée. 

Il y a aussi le mirage du «dropshipping». L’entrepreneur ne tient pas d’inventaire mais achète ses produits d’un fournisseur et les faits livrés à son client-acheteur. Le mirage consiste à donner l’illusion au consommateur de faire une bonne affaire et au vendeur de créer son entreprise moyennant quelques dollars par mois. La réalité est différente: souvent les promotions sont fictives et ne visent qu’à déclencher le réflexe menant à acheter. Pour l’entrepreneur, la réalité est que pour espérer vendre avec profit, il devra investir massivement dans la publicité et ce, jour après jour. Encore une fois, si c’est trop beau pour être vrai…

 

Et enfin, le mirage de l’immobilier. Argent facile, opportunités incroyables, vie de rêve sans soucis, sans contrainte et sans travailler, etc. 

La réalité est tellement différente: se battre pour trouver le bon immeuble, maîtriser les métriques des valeurs immobilières, signer une promesse d’achat, lever les conditions de la promesse d’achat, trouver le financement à l’intérieur de délais souvent serrés, rénover et optimiser en respectant l’échéancier et le budget, refinancer son parc immobilier , s’entendre avec tous les jaloux prêts à tout pour freiner ou ralentir vos visées, bref : pas facile d’être entrepreneur !

Mais pour chaque personne qui est amenée à croire à ce type de mirage, il y aura toujours des endormeurs professionnels. Ils feront miroiter mers et monde et profits faramineux. Ils vivront au profit de ceux qui les écoutent. Au passage, ils se feront grassement payer pour des services dont l’aboutissement se fera attendre éternellement. Ces mauvaises pratiques portent ombrage aux intervenants qui font les choses en bonne et due forme.

 

Oui, le secteur immobilier est en pleine croissance et les investisseurs se bousculent pour y entrer.

Non, il n’y a pas qu’une façon de faire et le financement privé en investissement immobilier est un moyen très puissant et efficace de remporter la mise surtout quand on recherche des immeubles à optimiser au niveau du taux d’occupation, de l’apparence et du rendement.

Pour ce faire, vous devez vous former adéquatement et être bien entouré sinon vous risquez, comme le Corbeau dans la fable de La Fontaine, d’échapper votre fromage en raison de la ruse de Renard…

 

Donc, en immobilier comme dans la vie, quand c’est trop beau pour être vrai… ce n’est pas vrai !

 

Bonne semaine !

 

Guy Baillargeon, ll.b. 

Votre spécialiste du partenariat immobilier pour passer à un niveau supérieur 

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